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Un peu d'histoire

LE SAINT-BERNARD

Comment parler du Saint-Bernard sans évoquer son prestigieux passé.

En Haute Assyrie des bas-reliefs représentent des chiens ayant une ressemblance frappante avec le Saint-Bernard actuel à poil court. Les guerres et le commerce amenèrent ces chiens chez nous. Pendant des siècles, il n’y a guère de trace de ces molosses. Cependant, vers 1350, leurs têtes sont représentées dans les armoiries de quelques familles nobles dans les cantons du Valais, de Vaud, et de l’Oberland Bernois suisse. C’est au 17éme siècle qu’apparurent les premiers chiens à l’Hospice du Grand Saint-Bernard. Les chanoines les utilisèrent d’abord à la garde, puis ils découvrirent leurs dons et les dressèrent vers 1750 au sauvetage des voyageurs en difficultés dans les montagnes. Les Saint-Bernard furent les premiers chiens d’avalanches. Tout le monde a entendu parler du célèbre Barry qui vécut au début du 19éme siècle, et qui sauva une quarantaine de vies humaines. L’un des épisodes le plus touchant raconte comment Barry trouvant un jour un petit garçon à moitié mort, le lécha avec vigueur pour le réanimé et parvint, par on ne sait quelles mimiques, à lui faire comprendre de monter sur son dos afin de pouvoir le ramener à l’Hospice.

Vers le milieu du 19éme siècle, les chanoines durent croiser leurs chiens avec d’autres races, afin de diminuer le taux de consanguinité qui devenait trop important pour la survie de la race. Des Terre-Neuve ou autres chiens de ce type furent utilisés, et la variété à poil long apparut. Depuis ce temps il existe donc deux variétés de Saint-Bernard : le poil court et le poil long. Les sélectionneurs suisses fixèrent leur magnifique race, et le Saint-Bernard est devenu le chien national suisse.

Aujourd'hui les Saint-Bernard, ne sont plus guère employés au sauvetage en montagne, mais demeurent toujours de précieux amis de l'homme. Ils vivent maintenant une vie paisible dans nos jardins et nos maisons. L'image populaire actuelle, compare souvent le saint-bernard à un bon gros nounours, si cette caricature reflète bien son caractère (la douceur, le gardien de la famille, l'ami des enfants, la force tranquille en quelle que sorte...), cela ne correspond pas très bien à sa morphologie. Le saint-bernard doit être un grand chien, puissant, musclé, un athlète et tout ce qui alourdi sa silhouette (tête lourde avec excès de peau, de plis, babines trop importantes, fanon pendant, ou mauvaise proportion entre le corps et les jambes) nuit beaucoup à sa beauté et lui enlève toute élégance et prestance. Nous ne devons pas oublier les motivations des fondateurs de cette race et les qualités physiques exceptionnelles que devaient posséder ces chiens pour vivre à 2469 mètre d'altitude et accomplir leurs taches quotidiennes avec des conditions climatiques très rudes. Le Saint-Bernard moderne doit garder les qualités athlétiques et la noblesse de caractère de ses ancêtres.